Dimanche, 19 Mai 2013

Menu principal

  • Accueil
  • L'association
  • Itinéraires normands
  • Les Jacquets racontent
  • Patrimoine St Jacques
  • Histoire
  • Médiathèque
  • Spirituel
    • Paroles de Dieu
    • Paroles de Saints
    • Prières
    • Poèmes
    • Textes divers
  • Nos liens vers...
  • FAQs
  • Nous contacter
  • Lire le dernier bulletin...
  • Lire les archives

Point Presse

  • Lu dans la presse

Vous recherchez...

Médiathèque... A lire

paysan_picard.jpg

Médiathèque... A écouter

office_a_la_vierge.jpg

Médiathèque... La Boutique

recto_depliant-etap3-05.jpg
Écrit par Léonard Tandeau de Marsac   

La Geste de Jacques : pêcheur en mer de Galilée, fils de Zébédée, disciple du Christ et premier apôtre martyr. -2/4-

Juillet 44 : ...de retour d'Ibérie, je viens d'être arrêté par les hommes d'Hérode Agrippa. Nul doute que l'on va vouloir décapiter l'Eglise en me décollant. Je passe le temps qui me reste à me remémorer ma vie avec Jésus...

     Les merveilles que Jésus opère quotidiennement, les enseignements qu'il prodique lui valent admiration mais aussi une franche hostilité de la part des pouvoirs religieux en place, scribes et pharisiens surtout. Cette hostilté grandissante s'accentue avec le succès que nous rencontrons.

     D'ailleurs nous sommes de plus en plus nombreux à suivre Jésus. Tous ceux qui l'ont accompagné ces derniers jours ont dormi cette nuit au pied de la colline. M'éveillant, je vois Jésus un peu à l'acart, debout, prêt à s'éloigner. Il nous signifie qu'il va prier sur la montagne et nous demande de rester là. Il s'éloigne et gravit la pente. Le soleil levant dore le paysage d'une douce lumière.

     Il nous laisse toute la journée et toute la nuit. Nous sentons, nous les proches, qu'il se prépare quelque chose chose d'important : Nous essayons bien de deviner mais, avec lui, tout est tellement inattendu et surprenant ! Aux aurores, il redescend enfin et, de loin, il appelle quelques uns à le rejoindre. Avec empressement, nous allons à lui.

     Nous sommes douze. Il nous regarde intensément, l'un après l'autre, nous donne le nom d'apôtres et à certains attribue des surnoms : Simon est surnommé Pierre, Jean et moi, Boanerges, c'est-à-dire, « fils du tonnerre ». Est-ce notre tempérament tout feu tout flamme ou celui de notre père, emporté, qui nous vaut ce qualificatif ? Est-ce un rôle de grondants qu'il  nous attribue ? Nous ne savons pas...

     Ce fils de la veuve de Naïn qu'il a revivifié alors qu'on allait le mettre au tombeau et le foils de Jaïre, le chef de la Synagogue, qu'il a ranimé aussi de vant nous, Pierre, Jean et moi, ces prodiges nous ont saisis de stupeur et de crainte au delà de ce que l'on peut imaginer. Lorsque j'en reparle aux apôtres absents lors de ces événements, je dois faire effort pour ne pas croire avoir rêvé !

     Balbutiant ma stupéfaction de vant Jésus, il m'a assuré que nous ferions des choses bien plus grandes encore, avec un tout petit peu de foi... Si quelqu'un devait consigner par écrit tout ce que nous vivons avec lui, dans le détail, tout ce qui change sur notre passage, le monde lui-même ne suffirait pas, pense mon frère Jean, contenir les livres qu'on écrirait ! C'est peut-être exagéré, mais nous sommes des méditerranéens ! Et maintenant, à nous de prolonger l'action du Maître...

     Aujourd'hui, dernier jour de la fête des Tentes, Soukkhot, Jésus nous prend à part, Pierre, Jean et moi. Il entreprend de gravir la montagne du Thabor. Pas un mot n'est échangé. Je crois qu'il va prier là-haut. Nous le suivons, nous nous élevons. Il affectionne particulièrement ces moments où nous quittons, à quelquesuns, les foules pour gagner ces hauts lieux. C'est là où les armées de Deborah vainquirent le roi de Haçor. Presque au sommet, je me retourne : la vue est grandiose. J'aperçois Nazareth, Hermon, la plaine d'Hamageddon et les montagnes de Samarie avec le Mont Garizim... Il se met à prier, un peu à l'écart.

     Somnolents, nous sommes éveillés quelques temps plus tard, brutalement, comme éblouis. Jésus prie toujours mais son aspect change au point qu'on ne plus le reconnaître et une lumière éblouissante émane de lui, donnant à ses vêtements une blancheur sans pareil : on croirait le soleil ! Deux hommes lui parlent, dans sa lumière : Moïse et Elie. Nous le contem^lons éberlués et heureux, jusqu'à ce qu'une nuée sacrée, effrayante, la Shekhinah, nous couvre de son ombre et qu'en sorte la voix : « Celui-ci est monFils, mon Elu ; écoutez-le. »  Quand tout finit, le grand silence...

     Quelques jours après, en en discutant avec Pierre et mon frère, nous avons essayé de mettre des mots sur cet évènement Il nous a semblé -Jean est très fort pour trouver le sens des choses- que Jésus est la Torah vivante et qu'en lui, il y a tout : nous avosn eu la vision de tout ce qui allait advenir bientôt et après. Ecoutons-le et suivons-le, le chemin n'est pas terminé, il est comme un pèlerinage à Jérusalem, mais Jérusalem ne sera qu'une étape avant l'étape ultime.

( ...lire la suite)
(avec l'aimable autorisation de Léonard - Hospitalité Saint-Jacques - Estaing)

 

 
Site réalisé par www.j-images-j-in-conception.fr Tous droits réservés